PRESSE

FENÊTRE SUR L'ÉTERNITÉ avec présentation d'icônes

L'A.T.A.R., dans le cadre de l'année Saint-Martin, présente «Fenêtre sur l'éternité» avec la présentation de remarquables icônes réalisées par Nicole Lasselain, dans le domaine de l'abbaye Saint-Georges, du 10 mai au 14 septembre, tous les jours, de 9 heures à 13 heures et de 14 heures à 19 heures, et de 9 heures à 19 heures à partir du 16 juin.

Qu'est l'art de l'icône ? L'iconographie dans sa totalité trouve ses racines dans la Bible. Aucun sujet n'est imaginaire. Il s'agit d'images réelles, dont la vérité se situe dans ses écritures (scènes de la vie du Christ, de la Vierge Marie, des saints, des principales fêtes de l'Église).

L'iconographe n'exerce pas un métier comme les autres, mais il essaie d'offrir aux gens un moyen de communication avec Dieu.

L'incarnation du Christ autorise donc la peinture des icônes comme confession à part entière de la foi chrétienne. Cet art. appelé « art byzantin », nous a été transmis dès le VI" siècle par la religion orthodoxe.

Pour le bois dix années de séchage sont nécessaires. On doit travailler dans le coeur du bois pour éviter le cintrage. Sur la partie destinée à la peinture, la planche sera souvent évidée au centre, laissant des bordures plus ou moins larges. Les bordures suggèrent aussi l'idée d'une fenêtre, on dit aussi que « l'icône est une fenêtre ouverte sur le monde invisible ». La planche est alors recouverte d'une toile représentant le linceul du Christ et fixée à l'aide d'une colle d'origine animale, à laquelle l'on ajoute du blanc de Meudon. Cet enduit s'appelle levkas, mot grec signifiant blanc. Le levkas doit être soigneusement poncé de la sixième à la douzième couche afin d'obtenir une surface absolument lisse, pareille à l'ivoire. La planche est dès lors prête à être utilisée.

Contrairement à la peinture à l'huile, la technicité pour la réalisation de l'icône fait que l'on commence par les teintes les plus foncées et que l'on termine par les teintes claires; le tout se fondant dans d'incroyables couleurs.

Un vernis final d'huile de lin cuite avec des résines recouvre alors l'icône achevée. Ce vernis servira de protection et intensifiera les couleurs. L'icône ainsi achevée devient véritablement un temple construit à la gloire de Dieu.

Courrier cauchois

Samedi 31 Mai 1997

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